En Roumanie, un contrat de route agricole financé par l'Europe aurait pris un léger détour par la poche d'un maire. Le Parquet européen affirme avoir pris le premier magistrat de Buduslău, dans le comté de Bihor, « la main dans le sac ».

5 % du contrat, en liquide

Selon l'EPPO, le maire — qui aurait aussi exercé les fonctions d'ordonnateur financier de la commune — aurait réclamé à un représentant d'entreprise un pot-de-vin égal à 5 % de la valeur d'un contrat de voirie agricole financé par l'UE. Le marché valant environ 770 000 euros, la commission présumée s'élèverait à quelque 38 500 euros.

Oradea, chef-lieu du comté de Bihor.
Photo : Wikimedia Commons — Domaine public — L'enquête est menée par le Parquet européen, chargé de protéger le budget de l'UE.

Le Parquet européen sur le terrain

Le maire aurait été placé sous contrôle judiciaire. L'affaire illustre le travail de l'EPPO au plus près du terrain : non plus seulement de grands dossiers transnationaux, mais aussi la petite corruption locale qui grignote les fonds européens, euro après euro.

😏 Côté cynique
Cinq pour cent : un taux presque raisonnable, à ceci près qu'il ne figurait sur aucun devis. Le maire aurait confondu « commission d'appel d'offres » et « commission tout court ».

Verdict Magouilles & Compagnie

Petit village, petit pourcentage, mais même logique que les grands dossiers : de l'argent public européen détourné de sa route. La justice roumaine tranchera ; jusque-là, le maire bénéficie de la présomption d'innocence.