Dans l'assurance, on facture des services. Encore faut-il qu'ils existent. Le Parquet national financier s'intéresse à des prestations d'intermédiaire, chez Malakoff Humanis, soupçonnées d'être… fantômes. Le 16 juin 2026, des perquisitions auraient visé le groupe de protection sociale et un cabinet partenaire.
Des prestations soupçonnées fictives
Selon L'Argus de l'assurance, l'enquête du PNF, ouverte après des révélations de Mediapart, porterait sur « la rémunération d'intermédiaires lors d'investissements », pour des prestations soupçonnées d'être fictives et ayant donné lieu à des rétrocommissions. Les perquisitions du 16 juin auraient concerné le siège de Malakoff Humanis, la société Thomas Vendôme Investment (TVI) et des domiciles.

7 millions d'euros et deux dirigeants entendus
Une somme d'environ 7 millions d'euros figurerait au dossier, correspondant à des commissions perçues par TVI. Deux dirigeants auraient été entendus comme suspects : Thomas Saunier, directeur général de Malakoff Humanis, et Jean-Pierre Thomas, président de TVI. Le groupe « rejette fermement » l'existence de toute rétrocommission et affirme avoir porté plainte.
Une prestation fictive, c'est un service qu'on paie sans jamais le voir. Un peu comme une assurance — sauf qu'ici, selon les enquêteurs, c'est l'assureur qui aurait souscrit au produit.
Verdict Magouilles & Compagnie
Des commissions à 7 millions d'euros pour des services que la justice soupçonne d'être vides : le dossier vise le nerf de la gestion — la réalité de ce qu'on facture. Malakoff Humanis conteste ; l'enquête devra trancher, présomption d'innocence à l'appui.
⚖ Votre verdict Live
Selon vous, ce dossier relève-t-il de la magouille — ou de la calomnie ?
📚 Nos sources
- L'Argus de l'assurance — Perquisitions chez Malakoff Humanis après les révélations de Mediapart
- 24matins — Chez Malakoff Humanis, une enquête du PNF vise des commissions
❓ Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une rétrocommission ?
C'est une part d'une commission reversée en retour à un tiers, souvent occultement. Lorsqu'elle rémunère une prestation fictive, elle peut relever de l'abus de biens sociaux ou de la corruption.
Quel montant figure au dossier ?
Environ 7 millions d'euros, correspondant à des commissions perçues par Thomas Vendôme Investment pour son rôle d'intermédiaire.
Cet article est-il une vraie information ?
C'est de la satire factuelle, fondée sur L'Argus et 24matins. Une enquête n'est pas une condamnation ; le groupe conteste et bénéficie de la présomption d'innocence.
