Une banque publique est censée investir l'argent des autres. Chez Bpifrance, la justice s'intéresse à ceux qui auraient aussi investi le leur — au même endroit. Le Parquet national financier aurait ouvert une enquête préliminaire pour prise illégale d'intérêts, après un signalement de la Cour des comptes.
Environ 200 salariés, et le directeur général
Selon L'Usine Nouvelle, quelque 200 des 3 500 salariés de Bpifrance, ainsi que le directeur général Nicolas Dufourcq et des membres de son comité exécutif, auraient souscrit au fonds « Bpifrance Entreprises 1 ». L'affaire est née d'un rapport de la Cour des comptes sur les activités d'investissement de la banque.

Le fonds « BE1 » au cœur du dossier
Lancé en 2020, le fonds « Bpifrance Entreprises 1 » ouvrait au grand public l'accès, dès 5 000 euros, à un portefeuille de sociétés soutenues par Bpifrance. Que des salariés chargés de gérer ces investissements y aient eux-mêmes souscrit soulève la question du conflit d'intérêts — d'où la qualification retenue.
Investir dans les entreprises qu'on finance avec l'argent public, c'est ce qu'on appelle croire en son travail. Le PNF, lui, préfère parler de prise illégale d'intérêts.
Verdict Magouilles & Compagnie
Deux cents salariés, un patron, un fonds maison et un signalement de la Cour des comptes : l'affaire touche au cœur de la déontologie de l'argent public. L'enquête n'en est qu'à ses débuts et la présomption d'innocence s'applique pleinement.
⚖ Votre verdict Live
Selon vous, ce dossier relève-t-il de la magouille — ou de la calomnie ?
📚 Nos sources
- L'Usine Nouvelle — Bpifrance dans la tourmente après l'ouverture d'une enquête pour prise illégale d'intérêts
- Observatoire Anticor — Nicolas Dufourcq
❓ Questions fréquentes
Qu'est-ce que la prise illégale d'intérêts ?
C'est le fait, pour une personne exerçant une fonction publique, de prendre ou de conserver un intérêt dans une affaire dont elle a la charge de surveiller ou d'administrer.
Quel fonds est concerné ?
« Bpifrance Entreprises 1 » (BE1), lancé en 2020, qui permettait au grand public d'investir à partir de 5 000 euros dans un portefeuille de sociétés soutenues par la banque publique.
Cet article est-il une vraie information ?
C'est de la satire factuelle, fondée sur L'Usine Nouvelle. Une enquête préliminaire ne vaut pas condamnation ; présomption d'innocence respectée.
